Pour maquiller son image écornée certainement par des critiques à Mandji, chef-lieu du département de Ndolou, dans la province de la Ngounié, la célèbre PME Le Roi des Chantiers, dont le nom en lui-même devrait inspirer le savoir-faire et le sérieux, vient de s’offrir une campagne média XL on line. Dans la réalité, ce sursaut de communication laisse entrevoir un gros manque au cahier de charge. Mandji n’étant en réalité que l’arbre qui cache la forêt, reflet, s’il faut le reconnaître, d’un manque de sérieux de cette entreprise au nom pompeux.
Mal-aimé ici, critiquée la-bas en raison des projets bâclés ou abandonnés, Le Roi des Chantiers, dont la communication sur les réalisations inachevées, ne fait pas l’unanimité, est tout sauf une entreprise que les gabonais chérissent. A Mandji, où la PME Gabonaise dit avoir atteint des taux de réalisation des travaux atteignant les 90%, les populations s’interrogent sur la présence de cette société et son rôle en tant que partenaire de l’Etat.
A Mbigou, les populations ne veulent même plus entendre parler de cette société qui n’a pas pu remplir sa mission de « réhabiliter les voiries et de mener à bien plusieurs projets d’infrastructures ». Sur place, le constat est alarmant : les routes sont de plus en plus impraticables et les travaux, au point mort sinon abandonnés en raison des travaux inachevés de cette société.
« Le constat est unanime : la population ne comprend pas le rôle réel de cette entreprise dans la localité. Beaucoup ignore même les objectifs précis de sa présence, tant la communication est absente et les résultats invisibles », pouvait se plaindre un ressortissant de Mbigou.
Ce portrait est quasiment généralisé à l’ensemble des travaux attribués à cette PME sur plusieurs terrains à travers le pays. Plus grave encore, depuis environ un an, la société se fait rare sur le terrain et ses projets, abandonnés à leur sort. Certains craignent même que « Le Roi des Chantiers » ne devienne bientôt « Le Roi des Voleurs… », ironise un internaute à la suite de la publication de Gabon Mediatime.
Comment comprendre cette situation lorsque l’on sait que la société avait tout pour réussir sa mission : moyens financiers, matériels et humains importants ? Sans plonger dans une critique de personne, cette réalité traduit la dangereuse proximité susceptible d’exister entre les responsables d’entreprises et certains barons de la République.
En ouvrant à la PME, un boulevard de contrat sans concession ni contrôle, celle-ci s’est certainement arrogée le droit de décider laquelle des villes du Gabon avait droit au développement. Le cas de Mandji où précipitamment, la PME décide de communiquer n’est que l’arbre qui cache la forêt.
Affaire à suivre…
Le Fils du Bled




