Critiqué négativement, à tort ou à raison, c’est selon, Herménégile Boussa Boussamba incarne malgré tout, le profil parfait de la résilience politique dans le département de la Douigny, dans la province de la Nyanga. Son parcours, en dépit des hauts et bas que requiert la politique, n’occulte en rien son leadership et son pragmatisme.
Lorsque l’on sort des sentiers battus de la compréhension des choses pour plonger dans la réflexion philosophique, une expression, souvent vaguement comprise, interpelle la profondeur de l’esprit pour apprécier les événements qui peuvent surgir dans la vie d’un homme. Cette notion n’est autre que l’Echec. Pour les philosophes, échouer n’est pas une fin en soi, mais une étape vers le succès.
Dans l’histoire des grandes luttes, le parcours des personnalités telles que Nelson Mandela a été forgé par les échecs. L’histoire de cette figure emblématique de la lutte anti apartheid en Afrique, invite à percevoir l’échec comme une opportunité d’apprendre, un moteur de motivation ou une partie inhérente du parcours vers la réussite.
Qu’on le veuille ou pas, qu’on l’aime ou pas, Boussa Boussamba Herménégile, membre du Parti démocratique gabonais (PDG) incarne cette résilience. Leader incontesté malgré les hauts et les bas de la politique dans sa contrée natale, la Douigny, sa mobilisation concrétise son sens de la proximité, son ouverture d’esprit et sa responsabilité pour une Douigny où, l’expression sociale tire sa force de la sagesse des hommes tels que Boussa Boussamba.
Sa force, expliquent certains proches, réside dans sa capacité à surmonter les épreuves politiques et à savoir passer le témoin lorsque les alignements naturels ne lui sont pas favorables. Cette vision des choses, font-ils savoir, explique le choix par ce dernier, lors de la dernière élection, des jeunes militants, dont Moulili Sidoine. Ce choix incarne la responsabilité d’un homme qui sait donner sa chance aux jeune, plutôt que de figer son action dans le temps et de se prévaloir d’être l’absolu politique.
En Afrique, disent les sages, la politique n’est pas le fait de courir mais de savoir être résistant. Cette logique est assez plausible, surtout sur notre sol où le parcours politique de nombreuses personnalités permet de comprendre cet état de fait. Le cas du journaliste Pacôme Idiata qui, après plusieurs tentatives à la députation, va finalement intégrer les rangs de députés élus cette année. De plus, avec le changement des régimes, la poursuite des intérêts et les ramifications qui ont suivi, le terrain n’était pas favorable aux hommes tels Boussa Boussamba qui, loin de surfer en fonction des vagues, ont préféré être fidèles à leur parti d’antan, le PDG. Ce courage, il faut aussi le reconnaître, est un trait qui montre que Boussa Boussamba est un homme sur qui on peut compter.
Le Fils du Bled




