Considéré comme les « oreilles » de la République, le Service d’interception légale des activités multimédias (Silam), centre d’écoutes de la présidence de la République gabonaise – depuis le 10 Mars dernier, connait un changement majeur à sa tête avec le remplacement de Jean Charles Solon.
Cette décision des autorités gabonaises met fin à l’influence du coopérant français qui y aurait passé treize ans à la direction de ce service stratégique pour la sécurité nationale, indique le magazine Africa Intelligence.
La décision des autorités gabonaises, apprend-on, a pour but de renforcer la souveraineté nationale sur ce service de renseignement créé il y a une vingtaine d’années.
Bernard Gnamankala, officier général des Forces de police nationale – ancien Directeur général de la Direction générale de la documentation et de l’immigration (DGDI) – succède au coopérant français. Cette transition marque ainsi une étape décisive dans la processus de « gabonisation » du secteur.
Jean Charles Solon, ancien responsable technique de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), dirigeait le Silam depuis plus d’une décennie. La décision prise par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma vise à réorganiser le dispositif sécuritaire du pays pour une souveraineté absolue sur son renseignement.
Dans le même ordre d’idée, Laure Bigourd de nationalité française, ancienne Directrice générale de la chaîne d’information en continue « Gabon 24 », avait été remplacée en octobre 2024, à la tête du média nationale par la gabonaise, Laeticia Ngalébika, après y avoir passé quatre années.
Thierry Mocktar




