En réponse au traditionnel discours à la nation du chef de l’État, Ali Bongo Ondimba, du 16 août dernier, appelant à la fin de l’impunité au sein des Forces de défense et de sécurité (FDS), c’est sur un ton ferme et martial que le Général de Brigade, Yves Barassouaga s’est adressé, en ce début de semaine, à la troupe pour mettre en garde les éléments nuisibles qui continuent de souiller le corps de la Gendarmerie nationale par des actes déviants et comportements d’une époque révolue qui ne cadrent pas avec la vision du concept armée-nation cher au Président de la République, chef suprême des Forces de défense et de sécurité.
Le temps fort de ce grand rassemblement qui a eu pour cadre l’École nationale de Gendarmerie (ENG) d’Owendo, a été l’occasion pour le Commandant en chef de siffler la fin de la récréation en décidant de la mesure d’interdiction de l’exercice de la police de la circulation routière par les éléments de la Gendarmerie nationale gabonaise dans le « Grand Libreville ». Qui pour de nombreux observateurs constituait une forme de racket et de spoliation des citoyens et des usagers.
« Les brebis galeuses, je vous intime vraiment l’ordre de vous adapter au règlement militaire (…) », a martelé en de propos fermes, le Général de Brigade, Yves Barassouaga. Qui n’entend pas faire de cadeau « à quiconque sera pris en flagrant délit ».
Depuis son arrivée à la tête de la Gendarmerie nationale gabonaise, Yves Barassouaga, a fait de la lutte contre les comportements déviants au sein de ce corps d’armée son principal cheval de bataille. Cela se traduit, ces dernières années, par de nombreux chantiers. Notamment la révocation des indélicats, la tenue des conseils de discipline, la construction et la rénovation des casernes, le rajeunissement des effectifs, etc.
L’objectif de ces dispositions est de redorer l’image de la Gendarmerie nationale gabonaise ternie par des actes de corruption par ceux qui sont en charges de la sécurité des personnes et des biens.
Thierry Mocktar




