Réalisés dans le cadre d’un Partenariat Public-Privé (PPP) entre l’OPRAG et la Grande Mayumba Port Company, filiale du programme Grande Mayumba, les travaux de ce projet infrastructurel suivent leur cour à apprécier les images diffusées par l’ORAG. En dépit de son caractère embryonnaire, ces travaux ne manquent pas de faire l’objet d’une promotion notamment de la part du gestionnaire des ports du Gabon.
« Sur le terrain, les ouvrages portuaires incarnent pleinement l’ambition logistique nationale et témoignent de la mise en œuvre du Schéma directeur impulsé par le Chef de l’Etat: Être dans l’action par des actes et aboutir à la concrétisation des projets d’envergure avec rigueur, méthode et efficacité », peut-on lire sur la page Facebook officielle de l’OPRAG.
Ce fragment de texte chargé de sens, soit-il suit une rythme trop souvent linéaire qui consiste au Gabon à faire la promotion des projets qui sont à un stade embryonnaire. Celui du Port Lagunaire de Mangali à Mayumba n’échappe pas à cette logique et l’OPRAG s’en réjouit.
Sur le site, soit environ un an après le lancement des travaux de ce port, qui au constat des interrogations des riverains, vient supplier le port en eau profonde de Mayumba, seul un quai en béton de débarquement des navires indique les avancées du projet. Allongés sur moins d’un kilomètre, ce port refroidit les annonces pompeuses faites par les autorités au sujet d’un projet portuaire d’envergure.
Certes, il s’agit de la phase 1 du projet, mais alors que toutes les commodités ne sont pas encore réunies, était-il opportun de s’aventurer sur des communications ? Sur le terrain, le chantier de ce projet affiche des allures d’un projet qui avance à reculons, essoufflé certainement par les lenteurs, le manque de budget et des ajustements en en point finir.
Si la vision derrière ce projet est bonne, les autorités gabonaises devraient peut-être aussi à prendre à moins communiquer lorsque les objectifs ne sont pas atteints à leur maximum. Ne dit-on pas que trop parler c’est maladie ? La logique des résultats et non des communications doit prévaloir.
Le Fils du Bled




