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samedi, 24 janvier 2026

« Les Gabonais sont des chiens ! » : saut injurié d’un ressortissant camerounais envers une population

Dans une vidéo, visiblement sur le réseau social TikTok, visage et ton ferme, on peut voir un ressortissant des communautés amies, sans nul de se tromper, un camerounais, traiter de façon sereine les gabonais de « chiens ». La vidéo, partagée depuis sa diffusion, fait le tour de la toile, alimentant les critiques.

Ce saut injurié intervient quelques semaines seulement après le conflit qui a éclaté entre les ressortissants gabonais et béninois, suite au problème d’attribution des places aux femmes au marché de Lambaréné, dans la province du Moyen-Ogooué, et à la décision prise par les autorités, les jours qui ont suivi, de nationaliser le secteur informel, notamment celui des petits métiers. De par l’Afrique francophone, ce conflit avait fait l’effet d’une bombe, chacun y allant de son commentaire.

Si le conflit concernait gabonais et béninois, des ressortissants camerounais s’y étaient mêlés, qualifiant avec les béninois, les gabonais de tous les noms d’oiseaux, dont « xénophobes ». Comme une sorte de prolongement, cette fois-ci, c’est un ressortissant visiblement camerounais ayant immigré au Gabon, certainement à la recherche d’une meilleure vie qui, dans un taxi, qualifie les gabonais de « chiens ». Cet acte qui fait office d’injure publique est condamnable par la loi gabonaise. En effet, définie comme une expression verbale, tel que c’est le cas ici, ou écrite qui vise à blesser une personne en public ou sur un support accessible au public, peut entraîner des sanctions pénales. Les peines, selon le Code pénal gabonais, peuvent inclure une amende de 120 000 francs CFA ou plus et/ou un emprisonnement de 1 à 6 mois, sans préjudice de peines plus lourdes en cas d’injure discriminatoire.

Problème, dans le présent cas, il ne s’agit pas d’une simple injure adressée à un individu quelconque mais d’une injure à l’endroit des ressortissants de toute une nation, y compris le président de la République puisqu’étant aussi gabonais. Ce débordement injurié vire, par constat, vers l’attente à l’intégrité morale des « gabonais ». Qui plus est, ce saut injurié est proféré en toute froideur, par un ressortissant d’une communauté amie au Gabon. Cette facilité à se délecter des lois en vigueur du pays d’accueil, en l’occurrence le Gabon, soulève des questions sur la moralité et l’intégrité des immigrants que le Gabon accueille.

Si les autorités policières ne se sont pas encore saisies de ce dossier, il va s’en dire que l’immigration choisie, telle que voulue par les politiques français depuis quelques années, s’exprime comme un besoin urgent au Gabon. Sinon, comment comprendre et expliquer cette facilité qu’ont les ressortissants des communautés amies, de dénigrer le Gabon, leur pays d’accueil lorsque cela leur chante. Hier, c’était les ressortissants béninois, aujourd’hui les camerounais. C’est à se poser la question de savoir à qui le tour demain ? La passivité des autorités gabonaises, en l’occurrence les forces de l’ordre face à des faits similaires aussi grave qu’ils jugent à tort ou à raison comme des « non-lieu », donne sans nul doute, des ailes aux autres qui voudraient salir l’image du pays, puisqu’aucun exemple ne leur est servi sur la table pour qu’ils se rangent et se conforme. La Justice gabonaise avec à ses côtés, les Forces de police nationale sont très attendus sur cette affaire !

Le Fils du Bled

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