En prenant la décision de restreindre certains petits métiers du secteur informel à des non-nationaux, dans le cadre de la restauration de la dignité de leurs ressortissants du Gabon, les Autorités gabonaises sont devenues, à travers le monde, la cible d’attaques sordides sur les réseaux sociaux de la part des étrangers et même parfois de ceux vivants (pourtant) situation irrégulière en terre gabonaise.
Une incongruité qui appelle à s’interroger sur les mobiles réels de certains d’entre eux traitant le Gabon (aujourd’hui) de « pays xénophobe ». C’est le cas du transgenre camerounais Rémy Ngono, l’exilé en France dont le régime camerounais a fait fuir du pays depuis 2005.
Prétendument « journaliste sportif », Rémy Ngono est réfugié en France suite à un emprisonnement faisant historique à son émission tendancieuse « coup franc » dont il s’est pris lui-même un « carton rouge » et qui traduit sa fuite en catimini du Cameroun.
L’homme dont on dit avoir arpenté la forêt gabonaise dont il a bravé « l’hospitalité légendaire » n’était pas à sa première incartade, selon les autorités camerounaises.
Le refus des autorités gabonaises d’accorder un droit d’exilé a nourri en lui, une haine viscérale à l’encontre du Gabon où vit une communauté camerounaise de plus de 40000 âmes et dont plus de la moitié est en situation irrégulière. Rémy Ngono peut-il en dire autant d’une communauté gabonaise vivant au Cameroun ?
Le transgenre camerounais oublie-t-il ou feint-il de reconnaître qu’en matière de droit international et dans le domaine territorial, que chaque État dispose de ses lois dont le principe de la souveraineté. Cela dit, dans un contexte de restauration, le Gabon a le devoir de protection de ses ressortissants en ce qui concerne les conditions de vie et d’existence. Cela fait partie de son rôle régalien que l’on reconnait à tous les Etats du monde.
À titre de rappel, au plan économique, le Gabon est devenu, en 2025, le premier fournisseur officiel du Cameroun en zone Cemac. Et la tendance entend se perpétuer grâces aux mesures de gouvernance lucide impulsées par le pouvoir gabonais. Qu’est-ce qui dérange dans la décision des autorités gabonaises ? Le Cameroun dont il est originaire peut-il se prévaloir d’une comparaison en matière d’accueil des étrangers et des opportunités offertes à ces derniers ?
La critique, disait Gaston Bachelard, Philosophe français, est au cœur du développement, mais encore faut-il que celle-ci soit objectif, qu’elle ne baigne pas dans des conjectures comme c’est le cas avec la prise de position de Ngono sur le Gabon.
Thierry Mocktar




