L’immigration massive et « tolérée » des « popos » et autres « aofiens » vers le Gabon, a transformé l’hospitalité légendaire du pays en une vulnérabilité. Une situation d’invasion aux conséquences politiques, économiques et sociales dramatiques et de passe-droit non écrite.
Depuis l’affaire des places au marché de Lambaréné où l’expression de la souveraineté nationale du Gabon a prévalue, la problématique de l’immigration se pose de nouveau avec acuité face aux pratiques longtemps tolérées.
Depuis le « 30 août 2023 », les règles d’un État de droit se sont imposées sans une pointe de xénophobie. De ce fait, disposer d’une carte de séjour sans possibilité de renouvellement pour les expatriés sans contrat de travail de procéder à un tri normal. Cela permettra aux autorités gabonaises, une meilleure application de la nationalisation de certains secteurs de l’économie (encore) majoritairement aux mains des immigrants : béninois, nigérians, camerounais, maliens, tchadiens, togolais, ghanéens, burkinabés…
La problématique de Lambaréné soulève une accumulation d’injustices et le ral-bol des nationaux liés à l’immigration clandestine, à l’économie parallèle qui spolient le pays et à une concurrence déloyale qui privent à la fois l’État de ressources et les travailleurs de leurs droits fondamentaux.
Les lamentations ou encore les élucubrations dubitatives de certains « popos » et « aofiens », sur les réseaux sociaux, traitant les gabonais de xénophobes traduisent en réalité une perte de privilèges induits dans un pays où l’on se serait cru en terre acquise au détriment de la dignité des gabonais.
Longtemps tolérée sous les anciens régimes, le Gabon a vu se développer sur son sol, une véritable armada de légion étrangère et de pratiques mystico-fétichistes à travers une politique quantitative et aberrante d’octroi de cartes de séjour qui a encouragé l’arrivée massive de ressortissants étrangers venus de divers pays d’Afrique.
Exprimer son retour à la dignité équivaudrait-il désormais à de la xénophobie ? Les étrangers du Gabon et d’ailleurs versent délibérément dans un débat qui n’a pas lieu d’être.
Confrontée à un chômage endémique, la jeunesse gabonaise réclame, à juste titre, l’assainissement du marché et la stricte application des lois du pays sur la nationalisation de certains pans de l’économie notamment en ce qui concerne le secteur de l’informel.
Les Gabonais attendent désormais de la part de leurs autorités, des décisions et des mesures fermes dont le cadre du Dialogue national inclusif a défini les règles.
Thierry Mocktar




