À travers la mise en œuvre de la Ve République, le Gabon suscite une nouvelle dynamique de gestion exemplaire de ses finances publiques. Le gouvernement sous l’impulsion du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma, a innové avec un dispositif inédit dans le pays et qui va désormais réguler les mécanismes.
Pour permettre un meilleur contrôle de gestion des fonds alloués aux investissements publics qui profitent au développement du territoire national, un nouveau dispositif a été mis en place. Ceci, pour mettre fin à la gabegie financière qui a toujours prévalu.
Cette réforme s’inscrit dans la vision du chef de l’État gabonais. « Bâtir une économie forte, disciplinée et souveraine. Elle marque aussi un tournant historique pour le Gabon. Celui d’une nation responsable et maître de son destin ».
En effet, dernièrement, c’est plus de 480 milliards de francs CFA d’emprunts obligataires prélevés par un arrangeur camerounais qui n’ont pas été reversés, selon la nomenclature dans les caisses du trésor public. Un scandale financier qui jusque-là fait des vagues dans les milieux financiers du pays.
La nouvelle norme de gestion des emprunts extérieurs indique que « désormais chaque emprunt extérieur servira uniquement à financer les investissements dédiés ». Une réforme ambitieuse qui consiste à mettre plus de rigueur, la transparence et la performance dans la gestion de ces fonds.
Chaque projet cofinancé disposera également de son propre compte bancaire contrôlé conjointement par le Trésor public et les Coordonnateurs des projets. Les décaissements quant à eux, seront suivis en temps réel dans les Systèmes intégrés de gestion budgétaire garantissant traçabilité et efficacité.
Ce modèle de gestion révolutionnaire vise à redonner confiance aux bailleurs de fonds, renforcer la crédibilité du Gabon et renforcer l’État de droit contre les incohérences du pilotage de ses ressources. Un modèle de gestion qui vient mettre fin à des pratiques anciennes favorisant les détournements massifs des fonds publics destinés au développement du pays.
Ainsi compris, aucun emprunt ne servira plus au fonctionnement de l’administration. Les recettes de l’État couvriront la dépense interne tandis que les financements extérieurs (Finex) iront directement aux infrastructures, à l’éducation, à la santé et au développement économique.
Thierry Mocktar




