Le témoignage d’un élève en classe de 3e au collège Georges Mabignath sis à Akébé, dans le 3e arrondissement de la commune de Libreville, offre un autre portrait de la « reprise » annoncée des cours. Les enseignants se présentent bien à l’école mais ne donnent pas cours.
« Les enseignants viennent à l’école mais ne rentrent pas dans les salles de classes. Ils se contentent de faire de va et vient entre la cour de récréation et la salle des professeurs », témoigne un élève du collège Georges Mabignath.
Bien plus grave, alors que cet élève et nombre de ses condisciples, sur annonce et instruction du ministère de l’Education nationale se rendent depuis hier à l’école, aucun cours ne leur est donné. « On nous garde à l’école jusqu’à 11 heures, puis on nous filme lorsque nous sortons », s’indigne l’élève.
Depuis hier, lundi 02 février 2026, c’est la même routine. L’école gabonaise a du mal à reprendre suite au blocus des enseignants qui revendiquent de meilleures conditions de travail et de traitement.
Cette réalité, cachée derrière les messages de propagande consécutive à la reprise des cours véhiculés par le ministère, laisse transparaître une sordide réalité dont les seuls perdants seront les élèves.
Le Gouvernement et les enseignants faisant le bras, pérennisant le blocage autour de la reprise des cours et entraînant l’année scolaire vers une zone rouge qui ne bénéficiera ni à l’Etat, ni aux enseignants encore moins aux élèves.
Le Fils du Bled




