Dans la perspective de la formation du prochain gouvernement de la République, les simulations des adeptes de l’illusion permanente vont bon train. Le Ministère de l’éducation nationale comptant parmi les cibles de toutes les convoitises. Au regard de la guerre des clans qui sévit actuellement entre groupuscules du nord à ceux du sud du pays, soutenu par d’anciens ministres d’Ali Bongo dont le passage à l’éducation nationale est jugé chaotique.
L’instrumentalisation du retour des grèves démontre à suffisance l’existence d’une machination à l’encontre de l’ancienne Ministre d’État Camélia Ntoutoume Leclercq qui est crédité d’un bilan élogieux. La fronde dont elle est victime ne se justifie pas, au regard, ces dernières années, de l’apaisement du climat social, la poursuite et la matérialisation du dossier PISE (Programme d’investissement du secteur éducation) que certains avaient enfoui dans les tiroirs pour mieux détourner les fonds alloués au programme (nous y reviendrons), le respect du calendrier académique, les résultats scolaires à la hausse ces quatre dernières années, etc.
Les frondeurs estiment que leur appartenance à l’Union démocratique des Bâtisseurs (UDB) – le parti présidentiel – devrait leur accorder le privilège d’être promu à la tête de ce département. Une administration qui depuis de nombreuses décennies est restée l’otage des prédateurs de l’État.
Camélia Ntoutoume Leclercq, n’en déplaise à ses détracteurs, est la ministre qui en période de Transition a démontré la pleine mesure de ses compétences et son énergie pour accompagner la politique de la vision du renouveau gabonais dans le secteur de l’éducation.
Prônant pour l’exclusivité et garant de la stabilité du pays, Brice Clotaire Oligui Nguéma devrait tenir compte du mérite de tout chacun avant la formation du prochain gouvernement. Cette inclusion est également un acte de tolérance et d’acceptation des autres, quel que soit l’appartenance politique.
La reconduction de Camélia Ntoutoume Leclercq fait-elle grincer les dents. D’où, l’agitation de certains anciens administrés originaires du sud du pays. Comment comprendre qu’une révolte soit mené contre l’ancienne Ministre d’État, alors qu’elle n’est pas en fonction, par des gens qui veulent être promus à son poste afin d’instaurer le pourrissement.
Thierry Mocktar




