Reconnaissant les efforts entrepris ces dernières années par le gouvernement en faveur du secteur de l’éducation nationale, le Syndicat de l’éducation nationale (Séna) a, dernièrement, déposé un préavis de grève. C’était au cours d’une Assemblée générale qui a regroupé les délégués d’établissements, le bureau provincial de l’Estuaire et les responsables nationaux. Une décision qui pourrait perturber le déroulement de l’année scolaire 2025-2026, une semaine seulement après son démarrage.
Les partenaires sociaux ont pour cahier de charges : la régularisation des situations administratives, la nomination des responsables d’établissements et la décision sur l’éventuelle entrée en grève. Cette sortie du Séna annonce le retour au sein de la communauté éducative du Gabon, des mouvements de grève dont apparemment rien ne justifierait.
En effet, sous l’effet de l’ouverture d’un dialogue social permanent avec les partenaires sociaux, instauré dès l’arrivée de la Ministre Camélia Ntoutoume Leclercq, le secteur de l’éducation nationale a connu, ces dernières années, une accalmie sociale significative notamment en matière de construction et de réhabilitation des structures d’accueil, la gestion des ressources humaines, le rétablissement des bourses d’allocations d’études, l’octroi de plus de 1000 postes budgétaires, etc. Autant de bonne volonté du gouvernement en vue de redonner un souffle nouveau dans un secteur qui, de nombreuses années durant, était sous l’emprise des syndicalistes sectaires.
Décalage. Selon des sources concordantes, les revendications soulevées par le Séna font l’objet de traitement de la part du gouvernement notamment aux Ministères du budget (aspect financier) et à la fonction publique (traitement administratif).
En déposant un préavis de grève en début d’année scolaire alors que le cahier des charges évoqué serait en cours de traitement, le Séna et ses adhérents ne font-ils pas dans une sorte de chantage ? Alors qu’il est notoirement connu que la lourdeur administrative, reconnue à l’administration gabonaise, serait la conséquence du non aboutissement rapide d’un certain nombre de situations.
Thierry Mocktar




