Engagé dans un cycle irréversible de réformes nécessaires à la gouvernance de la Mairie de Libreville afin d’arrimer l’institution municipale dans le contexte de la mise en œuvre des valeurs de la Ve République, Pierre Matthieu Obame Étoughe serait déjà victime de l’incurie qui a toujours prévalu au sein de l’Hôtel de Ville de Libreville. Tant plus que parmi ces réformes annoncées, le pan ultrasensible : la gestion des ressources humaines serait revisitée.
Ce segment est contrôlé par les réseaux et les lobbies qui sont la cause de tant de dysfonctionnement. Dans la mesure où, d’après des sources concordantes, plusieurs agents sans compétences avérées ni mérites ou profilés douteux ont monnayé leur promotion à des postes de responsabilité et leur ascension fulgurante au sommet de la hiérarchie municipale.
L’assainissement en profondeur de ce segment équivaudrait, pour certains d’entre eux, à la perte de privilèges indûment perçu depuis des années où simplement leur mise à la retraite. Autant saboter l’action de mise en œuvre des réformes.
Comme disait le romancier et dramaturge italien Luigi Pirandello : »On a toujours besoin de rendre quelqu’un responsable de ses propres malheurs ». En effet, les récentes nominations intervenues au sein de l’institution suscitent autant la controverse. Faisant sortir les auteurs et adeptes de la polémique du
sous-bois.
Alors que ces nominations sont intervenues au lendemain de la tenue d’une commission ad-hoc administrative qui a préalablement identifié les besoins de la mairie en termes de ressource humaine. Toute chose contraire dans l’arbitraire instrumentalise, pour l’heure, les réseaux sociaux afin de déstabiliser l’action d’assainissement de l’institution entreprise par Pierre Matthieu Obame Étoughe.
Selon d’autres observations, bien qu’il incarne un nouveau visage politique sur la scène politique gabonaise, le Maire de Libreville, serait également la cible de certaines turpitudes des « extrémistes » tapis dans sa propre famille politique – l’Union démocratique des Bâtisseurs (UDB). Une formation politique au sein de laquelle certains élus du parti présidentiel – prétendants silencieux du Grâal de la Municipalité de Libreville – n’aurait pas (encore) digéré le choix de Brice Clotaire Oligui Nguéma porté sur la personne de Pierre Matthieu Obame Étoughe. Bien que cela ne soit pas officiellement démontré. Mais au Gabon, il ne manque pas de révélations qui confrontent la réalité. D’où en guise de vengeance, ces indélicats « militants » instrumentalisent les réseaux sociaux dans l’objectif de nuire à la personne du maire de Libreville, en faisant croire à un malaise sur la trajectoire de la nouvelle espérance amorcée à l’Hôtel de Ville de Libreville. Comme on dit dans certaines traditions locales : » le malheur de quelqu’un ne vient jamais de loin ».
Sonia Lékogo




