Politiquement majoritaire sur l’ensemble du territoire national à la suite du raz-marée engrangé lors des dernières élections législatives, locales et sénatoriales, l’Union démocratique des Bâtisseurs (UDB) donnerait-elle du «torticolis» au sein de l’opinion gabonaise ?
Quand on sait que le « torticolis » est une contracture musculaire douloureuse qui limite les mouvements, et est souvent causée par une mauvaise posture, un faux mouvement ou le stress.
Le débat interpelle, une fois de plus, sur la qualité et la probité des acteurs appelés à animer le débat politique national dans un contexte de renouveau suite à l’avènement de la Ve République.
Entre des candidats reconnus d’avoir « tripatouiller » les élections, le manque de discipline partisane, les actes de défiance à l’égard de la décision des autorités du parti, des élus qui votent pour des lois controversées ou encore des responsables qui s’illustrent (encore) dans des pratiques anciennes, il y a de quoi considérer que le parti présidentiel ne s’acclimate pas bien à la vision de la nouvelle donne politique impulsée par son Président fondateur Brice Clotaire Oligui Nguéma.
Ceci est d’autant plus renforcé par l’insatisfaction des populations. L’action politique du Président de la République, Président fondateur de l’UDB qui est porteuse d’espoir et de renouveau dans le pays est aujourd’hui broyée par ses propres militants qui devraient pourtant soutenir celle-ci.
Vivement attendu également, le prochain congrès du parti afin de redessiner une nouvelle orientation pour favoriser un équilibre politique qui réponde aux impératifs attendus par le peuple gabonais et la nation toute entière.
Thierry Mocktar




