Autrefois symbole du dynamisme du progressisme démocratique et concerté de la décennie 70-80, la reconstruction de la cité de Démocratie marque une réelle volonté des autorités gabonaises de placer la nation au cœur des grandes rencontres internationales.
À sa création, la cité de la Démocratie était alors ce que l’on a appelé le symbole du pouvoir, de la modernité et du rayonnement d’un Gabon tourné vers l’Afrique et vers son avenir.
Grâce à la volonté personnelle du président de la République Brice Clotaire Oligui Nguéma, le site est en pleine reconstruction. La récente visite du chantier par le chef de l’État, sous la conduite guidée de la Commissaire générale de Gabon expositions, Nina Alida Abouna, a permis de toucher du doigt l’évolution du chantier, dont 90 % des gros œuvres assurées par une entreprise turc sont achevées.
Construite sous l’ère de feu Président Omar Bongo Ondimba, la cité de la Démocratie a été créée pour abriter les grands événements du continent et internationaux. L’organisation en juillet 1977 du 34è sommet de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) – aujourd’hui Union africaine figure parmi les grandes empreintes de ce lieu. L’organisation de cet événement était d’une importance capitale pour le pays. Cela lui avait permis de renforcer sa présence sur la scène africaine.
Les terres qui abritent la cité de la Démocratie sont également un symbole historique pour le pays. C’est ce promontoire (Nkole engong ou colline de fer, selon les récits historiques) qui a servi de cadre à la signature, le 9 Février 1839, des premiers traités entre les chefs coutumiers de la côte gabonaise et le territoire de France, représenté par le Lieutenant de vaisseau Bouët de Willaumez.
Sous le mandat d’Ali Bongo (2009-2023), le site a été sacrifié par les plaisanciers au pouvoir pour faire place à un projet imaginaire de golfe privé dans le but, tout aussi imaginaire, de transformer le paysage urbain. Un projet qui n’a jamais vu le jour.
La gouvernance précédente s’était donc résolument engagée à sacrifier ce patrimoine historique et a dilapidé des milliards de francs. Il a fallu attendre l’arrivée au pouvoir du président de la république Brice Clotaire Oligui Nguéma pour que le sphinx renaît.
Aux allures de cité moderne à l’architecture futuriste, le chantier qui est en pleine reconstruction obéit à l’idée initiale de son concepteur, feu Omar Bongo Ondimba. Un espace dédié à la Démocratie, à la culture et aux grands événements nationaux et africains.
Plus qu’un simple chantier aujourd’hui, la cité de la Démocratie symbolise le renouveau et la volonté d’un Gabon qui tient ses engagements. Un signal fort qui, après quatorze années de torpeur, indique que le pays se reconstruit. l’État affirme fort sa volonté de valoriser ce qui appartient au peuple loin des promesses inachevées ou privées non réalisées.
Thierry Mocktar




