Dans le cadre d’un contentieux de faits présumés de « corruption » et de « blanchiment » et, plus largement de connivence avec l’ancien clan présidentiel au pouvoir (2009-2023), l’État gabonais a déposé plainte au tribunal de Paris à l’encontre de la compagnie pétrolière Perenco, relève Africa Intelligence. Une information politico judiciaire relatée par le site « tchadinfos » dans sa parution du 30 mars 2026.
Cette nouvelle étape judiciaire fait suite à la condamnation par contumace en novembre 2025 de Sylvia Bongo et de son fils Nourredin Bongo Valentin à 20 ans de prison pour des infractions financières, dont des détournements de fonds publics et blanchiment de capitaux.
Des accusations qui portent notamment, sur des flux financiers complexes impliquant des sociétés écrans et des transactions internationales. Le nom de Perenco a été évoqué lors de ces procédures, liées notamment aux versements conclus peu de temps avant la chute du régime en août 2023.
Libreville poursuit ses investigations pour localiser d’éventuels avoirs du clan déchu à l’étranger, notamment au Maroc.
Sylvia Bongo et Nourredin Bongo Valentin contestent fermement les accusations, et dénoncent une « mascarade judiciaire » et mènent une campagne médiatique en Europe pour leur version des faits.
Cette plainte marque une nouvelle escalade judiciaire et politique dans le bras de fer entre les autorités judiciaires gabonaises et l’ancien régime.
Thierry Mocktar




