Le paysage politique gabonais devrait connaître sous peu, un dégraissage au niveau des partis politiques. Conséquence de la mise en application dès, le mois de juin prochain, de la loi n°016/2025 sur les partis politiques.
À quelques mois du délai de rigueur, d’après les informations recueillies, seules quatre formations politiques, toutes du même bord, ont déposé à l’Avenue de Cointet, siège du ministère de l’Intérieur, leurs dossiers de conformité à la nouvelle législation. Alors que 104 formations politiques sont officiellement dites « légalisées » en République gabonaise.
Au regard de cela, on pourrait dire que ces partis politiques ont toujours menés leurs activités en parfaite illégalité, bien que les critères d’existence juridique n’ont toujours pas été les mêmes qu’aujourd’hui.
Selon les termes de la nouvelle loi, pour être reconnu comme parti politique au Gabon, les responsables doivent désormais présenter des dossiers exhaustifs : statuts actualisés, règlement intérieur, copies des pièces d’identité de leurs responsables, tous des nationaux, justifier d’un siège et d’un compte bancaire. Mais surtout, justifier de 10000 adhérents, identifiés par leurs NIP répartis sur l’ensemble du territoire national.
Les quatre partis reconnus être conformes à la nouvelle loi sont : l’Union démocratique des Bâtisseurs (UDB) – parti présidentiel, le Parti démocratique gabonais (PDG), le Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM) et l’Union pour le République (UPR). Il ne reste plus que quelques semaines aux partis retardataires, à défaut de connaître le sort de la disparition.
Ces nouvelles dispositions législatives devraient dessiner le nouveau paysage politique du pays dans les prochains jours. Avec l’objectif de préserver la paix sociale en évitant les cas de bicéphalisme ou de scission.
Thierry Mocktar




