Que se passe-t-il réellement au sein du groupe municipal de l’Union démocratique des Bâtisseurs (UDB) au conseil municipal de Libreville ? L’annonce d’une possible tentative de « putsch » à l’encontre de Pierre Matthieu Obame Étoughe soulève en effet des questions.
La prochaine réunion du Conseil municipal de Libreville prévu jeudi prochain pourrait être mouvementée. Une partie des élus locaux de l’Union démocratique des Bâtisseurs étant quasiment en dissidence.
Si rien ne semble encore confirmer l’hypothèse d’une destitution, toujours est-il que le sujet fait débat dans certains milieux feutrés du parti présidentiel. Pour preuve, certains proches, hauts responsables du parti, mènent actuellement une cabale contre le maire réformateur Pierre Matthieu Obame Étoughe, dont le fauteuil serait le plus grand enjeu.
C’est dire que la sérénité qu’affiche le groupe UDB ne serait que la face cachée de l’iceberg. Une pire « mythomanie collective » a dénoncé un agent municipal. Et pour cause : dans l' »outre » municipal, il y aurait également une fibre du repli identitaire dont l’un des membres devrait être porteur de l’estocade en pleine session du conseil.
Selon des sources ayant fuités, plusieurs « insurgés » se disent prêts à la manœuvre pour accompagner le processus. C’est à se poser la question de savoir : de quoi le technocrate Pierre Matthieu Obame Étoughe est-il reproché ? Selon de nombreuses concordances, la mise en application des réformes contenues dans la feuille de route présidentielle pour la mairie de Libreville, ainsi que la gestion du marché de Mont-Bouet et ses environs en sont les principales causes. Les volets optimisation des recettes et digitalisation des services dont ceux financiers pour une meilleure optimisation et mutualisation des ressources financières et de recouvrement des recettes municipales. Agitent notamment l’institution.
La mise en place de ces méthodes innovantes de gouvernance transparente ont soulevé des remous dans l’antre de l’Hôtel de Ville où l’on observe un véritable séisme. Conséquence, Pierre Matthieu Obame Étoughe s’est mis à dos la pègre dont les lobbyings tirent les ficelles de la gabegie financière dans l’ombre de l’Hôtel de Ville au mépris de la loi.
Porteur de la vision présidentielle, Pierre Matthieu Obame Étoughe est plutôt victime du choix de sa personne par le chef de l’État pour la conduite de l’hôtel de Ville dans un contexte de réformes.
La mise à prix de son fauteuil ressemble au complot qui a emporté, il y a quelques années en arrière et dans les mêmes conditions, Eugène Mba. Comme avec son pair, la mise en œuvre des mêmes réformes qu’aujourd’hui nécessaires à l’assainissement de l’Hotel de Ville avait eu raison de lui. Sauf que les acteurs ne sont plus les mêmes.
Thierry Mocktar




