Tout porte réellement à croire qu’au moment où l’on cherche des solutions pour sortir le football gabonais de l’ornière, qu’il y ait des gens qui militent pour trucider le sport en général, et le football en particulier au Gabon.
L’élection prévue pour le 20 avril prochain, s’annonce déjà comme la plus rocambolesque de l’histoire depuis 1962, date de la création de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot).
Agonisant selon certains observateurs depuis plus d’une décennie, le football gabonais serait finalement pris en otage par une horde d’intérêts personnels sans avoir atteint ses objectifs : manque d’organisation, championnats incertains depuis de nombreuses années, impossible relance l’organisation du football féminin, non mise en place des catégories inférieures, etc. Pourtant l’État gabonais, pour soutenir ses politiques publiques en matière de sport, fait des efforts colossaux grâce à l’appui des partenaires internationaux dont la FIFA board.
Processus électoral bâclé, candidatures controversées, autant d’irrégularités qui laissent s’installer le doute. Voudrait-on profiter de la neutralité des pouvoirs publics dans ce processus pour perpétrer la forfaiture ? Pourquoi maintient-on en course, au mépris des règles, un bureau électoral désigné en toute illégalité ? Comme dans certaines scènes terrifiantes de « serial kealer », d’aucuns diraient « à qui profite le crime ? »
En effet, au lendemain d’une participation humiliante et lamentable comme la dernière phase finale de la « CAN MAROC 2025 », le football gabonais aurait eu besoin de se reconstruire sur de nouvelles bases pour affronter les défis avenirs afin de s’arrimer à l’évolution du pays. Malheureusement, les forces de l’inertie ne l’entendent pas de cette oreille.
On pourrait déduire que la prochaine élection à la tête de la Fegafoot est faite pour donner le glas du football au Gabon, dont l’instance commise à la gestion du scrutin est l’organisme clé du processus.
La candidature controversée du Président sortant Pierre Alain Mounguengui illustre bien le malaise profond que traverse le football gabonais, vu que le bilan des trois précédents mandats est globalement défavorable. Devrait-on évoquer le principe de souveraineté si celui-ci ne s’inscrit pas dans les règles établies ? Surtout quand le processus électoral est pipé et manque de transparence
Thierry Mocktar




