Malgré une percée de l’Afrique du Sud sur le marché mondial restreint du manganèse, le Gabon conserve son statut de premier fournisseur des États-Unis en matière de minéraux critiques. Cette position donne ainsi l’occasion à Washington de sécuriser sa chaîne d’approvisionnement pour une transition énergétique assurer.
Ces derniers temps, le Ministre gabonais des mines, Sosthène Nguéma Nguéma mène une offensive de diplomatie minière visant à promouvoir sur le marché international, les valeurs du sous-sol gabonais.
En effet, le Gabon s’est adapté dans trois axes stratégiques pour accélérer sa mutation d’un simple pourvoyeur de matières premières à celui de hub industriel à forte valeur ajoutée : l’accélération de la transformation locale, la sécurisation de la compétitivité logistique et une diplomatie minière proactive.
Le Gabon à lui seul, selon certaines estimations, c’est plus de 60% des exportations américaines de manganèse, dont la production est portée par la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog) – filiale de la française Eramet.
Les performances de l’entreprise oscille en très 6 et 7 millions de tonnes avec un minerai à très haute teneur de 46 %.
Thierry Mocktar




